Entrepôts logistiques géants à Carcassonne, c'est toujours non !
24.02.2026 - Pour notre collectif, ce projet d'entrepôts géants sur des terres agricoles cultivées en bio, qui allait engendrer une augmentation du trafic de camions, sans répondre aucunement à un besoin du territoire, était bien d'un autre temps. Il s'agissait en effet de bétonner 18 hectares de terres agricoles, pour construire deux hangars de 14 mètres de haut, sur une emprise au sol plus grande que celle de la Cité de Carcassonne.
La décision de la Mairie de Carcassonne de rejeter le permis d'aménager était clairement à mettre au crédit de la mobilisation de notre Collectif, qui s'est efforcé de faire connaître ce projet démesuré, obéissant à des logiques spéculatives plus qu'à un prétendu développement économique.
À l'heure où les phénomènes consécutifs au dérèglement climatique frappent de plus en plus régulièrement notre territoire, et où la nécessité d'un changement profond est évidente, il n'est plus possible de soutenir ce type de projet qui augmente l'artificialisation des sols et donc le risque d'inondation et la chaleur en ville, ainsi que la pollution de l'air.
C'est pourquoi notre collectif a contesté aussi devant le tribunal administratif de Montpellier l'autorisation environnementale accordée à ce projet par le Préfet de l'Aude, afin d'éviter tout autre dépôt de permis sur le site, procédure actuellement en cours.
Depuis des années, les différents élus locaux de la Mairie et de l'Agglo de Carcasonne font la promotion de la bétonnisation et bradent les espaces naturels et agricoles à des grandes entreprises pourvoyeuses d'emplois ultra précaires. A quelques semaines des élections municipales, et du renouvellement des conseils municipaux mais aussi des conseils communautaires, le collectif Laisse Béton Salvaza porte l'exigence que la question de la souveraineté alimentaire, de l'installation de paysans et de paysannes soit posée, ainsi que celle de l'arrêt de l'urbanisation sur les terres agricoles et du modèle de développement économique que nous voulons pour notre territoire et notre ville.
Plus particulièrement, pour la zone de Lannolier, afin de sécuriser les parcelles concernées par ce projet initial d'entrepôts contre un éventuel autre projet d'artificialisation, le collectif Laisse Béton Salvaza demande que le PLU* soit revu et que ces terres redeviennent zone agricole.







