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PAC
29.08.2017

ASP : Les paysans de la Conf’ expulsés violemment par la police !

La veille des paysan-nes de la Conf' venu-es d'Ariège de l'Aude et du Tarn avaient organisé une opération péage gratuit à Toulouse et distribué des légumes aux automobilistes afin de soutenir leurs camarades qui occupaient l'ASP* à Limoges.


OCCUPATION DE L'ASP* : OU EST PASSÉ L'ARGENT DE LA PAC* ?

Lundi 28 août, 70 militant-e-s de la Confédération paysanne ont investi l'ASP*.  Ils exigeaient de l'état qu'ils tiennent ses engagements : payer les aides qui sont en carafe depuis 2015 ! Les paysan-ne-s avaient déjà été profondément trahis par l'arbitrage de Stéphane Travert en juin, concernant le transfert du premier vers le  second pilier, qui mettait en péril les petites fermes et ceux engagés dans des démarches de transition.

Les militants ont mis en place une occupation pacifique, le ministre n'a pas daigné répondre aux manifestants sur leurs revendications. Le Ministère de l'agriculture a exigé la fin de l'occupation sans donner aucune revendication sur l'une ou l'autre des revendications.

Très rapidement les salariés de l'ASP* ont apporté leur soutien aux confédérés, ils nous ont expliqué le manque de moyens humain dans leurs services et ils contestent vivement les stratégies de leur direction. A titre d'exemple, le service informatique de l'ASP*, celui qui est si souvent incriminé, a vu passer ces effectifs en quelques années de 150 à 80. L'état a fait le choix désastreux de se priver de compétences en interne et d'externaliser la mise en place des fameux logiciels de paiement avec les conséquences catastrophiques que nous connaissons. La CGT Agri a invité les paysans a expliqué la situation aux travailleurs de l'ASP*. Une pétition a ensuite circulé dans les étages : 90 % des salariés présents l'ont signée, preuve que les prétendues pressions psychologiques dénoncées par Travert ne sont que du vent. Si pression il y a eu, c'est de la part de la direction de l'ASP* qui n'a pas cessé d'envoyer des messages anxiogènes à leurs agents.

Ce premier jour d'action a aussi été marqué par des ouvertures de péages d'autoroute en série dans le sud de la France  (Toulouse, Pau, Biarritz) les paysans nombreux ont tous exigé les mêmes choses, des aides justes et versées en temps et en heure. La Conf' de la Normandie à elle investit l'ancienne permanence parlementaire de Stéphane Travert afin de condamner la non-revalorisation des 52 premiers hectares.

Après une première nuit d'occupation, voyant que rien ne bougeait, les paysans ont décidé de durcir l'action. Les paysan-ne-s ont bloqué les entrées et filtré le parking. Un rendez-vous a été décroché avec le PDG de l'ASP*, Stéphane Le Moing, et le Secrétaire Général. Devant l'absence de volonté du Ministre d'entamer les négociations, il a été décidé de les retenir contre leur gré. Dès midi, les opérations péages gratuits ont commencé à Toul et Vienne, toujours bien reçues par la population.

La relève continuait d'arriver d'un peu partout à Limoges quand la police est intervenue pour nous forcer à évacuer les lieux. Le gouvernement a préféré passer en force plutôt que d'honorer ses dettes.

Ces actions ont permis de mettre en avant cette situation inacceptable aux yeux des Français-e-s. La Conf' a frappé fort pour la rentrée syndicale alors que la FNSEA* se compromettait avec la grande distribution et l'industrie agroalimentaire aux Etats Généraux de l'Alimentation. Quand la Conf' manifeste pour défendre le revenu des paysans, la FNSEA* donne des pommes devant le ministère !

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