de l'aude

PASTORALISME

Pour l'installation et le maintien des paysans Pour la sauvegarde du pastoralisme



16.03.2015 INSTALLATION En 2015, des paysans nouvellement installés vont se retrouver sans primes à la surface, alors que des programmes spécifiques leur étaient réservés... ELEVAGE La nouvelle PAC* qui sera mise en œuvre en 2015 était annoncée comme favorable à l'élevage. En réalité, pour un grand nombre d'éleveurs, elle s'annonce catastrophique ...

Au ministère, agro-écologie dans les discours !

Dans les campagnes, disparition des paysans tous les jours !

MANIFESTONS

Pour l'installation et le maintien des paysans

Pour la sauvegarde du pastoralisme

 

INSTALLATION

En 2015, des paysans nouvellement installés vont se retrouver sans primes à la surface, alors que des programmes spécifiques leur étaient réservés. Mettant en difficultés des paysan-ne-s qui se sont lancé-e-s et ont pris des engagements, parfois des emprunts, le revirement du Ministère pour l'accès à ces aides DPU* met en péril plusieurs installations dans l'Aude.¹

  Nous exigeons de l'État qu'il assure sans discrimination l'accès à la réserve DPU* pour les nouveaux installés avec ou sans Dotation Jeunes Agriculteurs.

  Nous refusons que les nouveaux installés 2014 qui se sont installés progressivement (par exemple avec le statut cotisant solidaire non reconnu par la MSA* comme agriculteur), soient exclus du dispositif pour cette raison.

  Nous exigeons que l'État tienne ses engagements concernant les nouveaux agriculteurs bénéficiant de la DJA*.

 

ELEVAGE

La nouvelle PAC* qui sera mise en œuvre en 2015 était annoncée comme favorable à l'élevage. En réalité, pour un grand nombre d'éleveurs, elle s'annonce catastrophique. Les éleveurs de moins de 10 vaches, 50 moutons... ne toucheront plus la prime à l'animal. Les ratios de productivité imposés aux élevages bovins et ovins vont en pénaliser d'autres (comme celles et ceux qui élèvent des races rustiques moins prolifiques).

EN PLUS les éleveurs de nos zones qui nourrissent leur bêtes dans les bois pâturés et les landes, tout en entretenant et valorisant cet espace, parfois communal, risquent de payer fortement la vision de l'Europe sur l'élevage puisque pour l'instant ces surfaces ne sont plus admissibles aux aides. L'impact sera d'autant plus important qu'il se répercutera sur le montant de l' ICHN* (indemnité compensatoire Handicap naturel), aide spécifique qui permet le maintien de ces éleveurs en zone difficile. Dans certaines zones des Corbières et Haute Corbières, ces surfaces peuvent représenter jusqu'à 70-80% des surfaces déclarées à la PAC*. Ces surfaces sont valorisées par les ruminants y compris à l'automne où ils trouvent comme nourriture les fruits des chênes et des châtaigniers.

Par ailleurs, ces bois pâturés sont souvent les seules surfaces restantes pour l'installation afin de  démarrer progressivement une activité d'élevage.

  Nous exigeons la reconnaissance des systèmes pastoraux comme pratique locale ; des parcours et bois pâturés comme ressources fourragères dans les systèmes d'élevage de ruminants.

 

LOUP ET CHIENS DE PROTECTION

Suite aux attaques de Loup dans le secteur du Razès, la DDTM avait promis des financements  rapides dans le cadre du plan Loup pour placer des chiens de protection PATOUS chez des éleveurs.

Un certain nombre de chiens ont été placés cet hiver et les éleveurs se retrouvent sans le financement promis ! Nous refusons que les  éleveurs se fassent « balader » de services en services – de la DDTM à la Région , alors que la DDTM s'était engagée.

  Nous exigeons le respect de la parole donnée et le financement immédiat de tous les chiens placés cet hiver et des engagements pour 2015.

 

 

Avec la Confédération paysanne refusons la logique de notre élimination, interpellons le Ministre de l'agriculture.

Le Foll ne peut pas se passer d'agriculture industrielle !

Nous ne pouvons pas nous passer de paysans !
Rassemblement à Carcassonne

lundi 16 mars dès 14h à la DDTM, Bd Barbés

 

¹Après avoir sollicité la Dotation Jeunes Agriculteurs plusieurs paysans installés entre le 15 mai 2013 et le 15 mai 2014 se sont vus refuser l'accès a la réserve nationale des DPU* – aides allouées aux agriculteurs dans le cadre de la Politique Agricole Commune - alors qu'au moment de leur passage en Commission Départementale d'Orientation Agricole ils étaient éligibles. Au travers d'un décret de novembre 2014, le ministère a modifié les critères d'éligibilité en considérant la première date d'inscription à la MSA* et la date de validation de leur Plan de Professionnalisation Personnalisé. D'autres circulaires datées de juin sont contradictoires sur l'accès à la réserve pour les paysans ayant le statut de cotisants solidaires. C'est pourquoi une dizaine d'installation créatives sont aujourd'hui menacées car rendues inéligibles de façon rétroactive à la réserve nationale des DPU*.

Nous demandons au ministre de revenir sur ces circulaires pour permettre à tous ces nouveaux paysans de bénéficier de la réserve nationale sans critères d'exclusion, critères caduques et très éloignés de la réalité des faits.

Encore une fois et comme souvent ce sont toujours les mêmes paysans qui sont exclus :  les installations progressives, les hors cadre familiaux,les pluri-actifs.... Ces exclus qui souvent pratiquent l'agroécologie qui répond aux attentes de la société, agroécologie tant plébiscitée par ce gouvernement.

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